Curriculum vitae.

Né en 1943 à Porto-Novo (Bénin), Joseph Houessou Gnonlonfun a effectué des études de lettres classiques à Ouidah, aux termes desquelles il a obtenu le Baccalauréat Série A en 1962. Il s’est ensuite rendu à Dakar au Sénégal pour des études supérieures (1962-1966) qui vont être sanctionnées par la Licence de droit privé avec la mention Assez bien.

Parallèlement à ses études universitaires à Dakar, Joseph H. Gnonlonfoun, pour qui la Communication et le Journalisme sont une véritable passion, a occupé de 1962 à 1966, successivement les fonctions de journaliste, rédacteur, chef rubrique et correcteur au Journal AFRIQUE NOUVELLE.

Il est retourné au Bénin en 1968 avec en poche un diplôme du Centre National d’Etudes Judiciaires (CNEJ) obtenu après deux années de stage de Magistrature (1966-1968) à Paris et à Montpellier en France.

Un premier poste à Cotonou comme Premier Substitut du Procureur de la République (1968), puis Juge au Tribunal de Première Instance de Cotonou (1969), puis Vice-président A.I.du Tribunal de Première Instance de Cotonou (1970), Joseph H. Gnonlonfoun a indubitablement acquis de la notoriété dans le paysage béninois de la magistrature : Après avoir été Conseiller A.I. à la cour d’appel de Cotonou (1972), il est membre suppléant du Conseil Supérieur de la Magistrature en 1973 avant d’occuper à nouveau la position de Vice-président du Tribunal de Première Instance de Cotonou en 1975.

Reconnu pour son professionnalisme, sa rigueur et son intégrité, il va être à maintes reprises solliciter pour diriger des cabinets ou des départements ministériels : Directeur de cabinet du Ministre de la Fonction Publique et du Travail en 1973, Directeur de cabinet du Ministre de l’Information et du Tourisme (1974), Directeur de Cabinet du Ministre du plan , de la statistique et de la coordination des aides Extérieures (1975), Directeur du Département Europe Occidentale et Amérique du Nord du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération (1976), Directeur de Cabinet du Garde des sceaux, ministre de la justice, de la législation (1990-1991).

Joseph H. Gnonlonfoun apporte aussi son expertise juridique à de nombreux projets de développement aux plans national et international, et ceci depuis sa nomination en 1982 comme Directeur de la Législation et de la Codification du Ministère de la Justice. Ainsi, pendant neuf années (1984-1992) il est expert juriste au sein de la Cellule Projet d’assistance aux entreprises publiques et semi-publiques, alors financé par la Banque Mondiale. Il l’est pour plusieurs autres projets parmi lesquels celui de réhabilitation des Caisses Régionales et Locales du Crédit Agricole Mutuel (Projet CRCAM- CLCAM), le projet de Restructuration des centres d’action régionale pour le développement rural (CARDER- PNUD/FAO), la mise en place de l’unité de vente des médicaments essentiels (la CAME) dans le cadre du projet de développement des services de santé (PDSS).

Il est par ailleurs, au nom du Bénin, parmi le groupe d’experts des états membres de l’Union Monétaire Ouest-Africaines qui ont finalisé le texte de loi créant la Commission bancaire de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).

En 1993, Joseph H. Gnonlonfoun est retenu comme Consultant juriste pour la formulation du volet juridique du Projet d’appui au secteur privé et pour la révision de la loi relative à la création, à l’organisation et au fonctionnement des entreprises publiques et semi-publiques. Il est aussi invité par la suite à une consultance pour la définition du cadre juridique du projet des volontaires africains pour le développement.

De mai 1994 à février 1996, il a essentiellement poursuivi ses travaux de consultation et d’expertise juridique : Consultant juriste du projet de promotion du secteur privé financé par la Banque Mondiale ; Expert juriste pour l’élaboration du cadre juridique pour le projet de gestion des ressources naturelles sur financement de la Banque mondiale ; Expert juriste pour l’élaboration des textes de la formation professionnelle continue.

Il a été Consultant agréé auprès de la Banque mondiale (1995-1997) et est depuis 1996 Consultant agréé auprès de l’Union interparlementaire à Genève.

De septembre 1996 à 1998, il est inspecteur général des services judiciaires.

Les engagements politiques de Joseph H. Gnonlonfoun et ses actions militantes (membre actif du parti national ENSEMBLE, il en sera le président en avril 2000), lui ont permis d’être élu par deux fois député à l’Assemblée Nationale ( Avril 1991 à mars 1995 et, mars 1999) et d’être aussi nommé par deux fois Garde des sceaux, Ministre de la Justice, de la Législation et des Droits de l’Homme (de mai 1998 à mars 1999, et de mars 1999 à juin 2003). Cependant, il est aussi l’un des détenus politiques ayant été emprisonnés dans des camps militaires pendant le régime du marxisme léninisme instauré en République Populaire du Bénin par le Général Matthieu Kérékou de 1972 à 1990.

Joseph H. Gnonlonfoun a donc subi des mois de privation de liberté, en 1980, 1981 et 1982. Il est par la suite élu Vice-président de l’Action chrétienne pour l’abolition de la torture (ACAT-BENIN).

Il est commis, en 2010, expert du Médiateur de la République dans le cadre de la rédaction du rapport sur la condition pénitentiaire au Bénin.

Juriste, défenseur ardent des libertés individuelles et de l’expression démocratique, il a très tôt affiché ses positions idéologiques en tant que représentant du Bénin à la Commission des droits de l’homme des Nations- Unies (1978). Il est successivement élu Secrétaire général (1989-1991) et Vice-président de la Commission béninoise des droits de l’homme (CBDH).

De mars 1994 à juin 1995, il est membre titulaire du Comité des droits de l’homme des parlementaires de l’Union Interparlementaire (UIP) à Genève.

L’exercice du mandat de député à l’Assemblée nationale (1991-1995) a amené Joseph H. Gnonlonfoun à occuper le poste de Rapporteur de la Commission des lois, de l’administration et des droits de l’homme. Il est, d’ailleurs, l’auteur de la proposition de loi ayant institué la Commission électorale nationale autonome (CENA).

Il a par la suite siégé au sein de la Commission électorale nationale autonome (CENA) en tant que membre pour les élections présidentielles de mars 1996 au Bénin et, comme Président (de décembre 2010 à juillet 2011) pour la présidentielle et les législatives de 2011.

Il a partagé son vécu des élections de 2011 dans son ouvrage « Les coulisses de la CENA 2011 ».

De temps à autre, le domaine de la communication resurgit dans les choix professionnels de Joseph H. Gnonlonfoun puisqu’il accepte d’être pendant onze années (1970-1980) le Correspondant de l’Hebdomadaire français Marchés Tropicaux et Méditerranéens.

Il a été, de juillet 2004 à juillet 2009, Conseiller à la Haute Autorité de l’Audio-visuel et de la Communication (HAAC), où il a présidé la Commission des relations extérieures et de la coopération.

A partir de 1993, il est observateur des élections en Afrique (Burundi, Guinée Conakry, Niger, etc.); Observateur des élections présidentielles et législatives au Sénégal en 2012 pour le compte de la CEDEAO), il va être rapporteur de la mission de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) d’Evaluation électorale au Royaume du Cambodge en 2013. Il est aussi expert de l’OIF auprès du Président de la CENI de Guinée pour les élections législatives du 28 septembre 2013.

Rompu aux techniques de négociation et de plaidoyer, Joseph H. Gnonlonfoun a conduit ou a été membre de multiple délégations chargées de négocier des traités ou des accords de partenariats : entre autres, il a été en 1976, membre de la délégation ayant négocié avec l’USAID la construction du pont Martin Luther King de Cotonou ; de 1978-1980, membre de la délégation ayant négocié à Oslo, l’exploitation du champ pétrolifère de Sèmè ; en 1979, Chef de la délégation béninoise ayant négocié et paraphé à Lagos, les Accords créant la Commission mixte bénino-nigériane sur la culture et la coopération économique avec le Nigéria.

Sur le plan politique, il a aussi été de 2004 à 2007, Secrétaire Général de l’Union des Partis Africains pour la Démocratie et le Développement (UPADD-SECTION Afrique de l’Ouest).

Joseph H. Gnonlonfoun est enfin connu au Bénin comme ayant été, en mars 2012, le Président de la Commission de la relecture de la Constitution du 11 décembre 1990 et de la rédaction du rapport « consolider les acquis démocratiques » en mars 2012.

Depuis le 14 octobre 2013, il occupe les fonctions de Médiateur de la République du Bénin pour un mandat de 5 ans non renouvelable, succédant ainsi au premier Médiateur de la République Albert Tévoédjrè.

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